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SymptômesSeptembre 2026

Artère bouchée dans la jambe : la douleur du mollet à la marche, les examens, stent ou pontage

Une douleur du mollet qui apparaît toujours après la même distance et disparaît en quelques minutes de repos est le premier signe d'une artère bouchée dans la jambe. Voici comment le diagnostic se pose, ce que cela dit de votre cœur, et quand une opération se discute vraiment.

Marcheur arrêté sur une allée de jardin, une main posée sur le mollet

Vous marchez, et après cent, deux cents ou cinq cents mètres, le mollet se serre comme une crampe. Vous vous arrêtez, la douleur passe en une ou deux minutes, vous repartez, et elle revient à peu près à la même distance. Ce scénario porte un nom, la claudication intermittente, et il signale le plus souvent une artère rétrécie ou bouchée dans la jambe. C'est le même mécanisme que pour les artères du cœur : une plaque de cholestérol qui réduit le passage du sang. Le diagnostic repose sur un examen clinique et des mesures de pression, complétés si nécessaire par un écho-doppler. Voici ce que cela dit du reste de vos artères, et à quel moment une opération se discute vraiment.

Les chiffres à retenir

236,6 millions
De personnes de 25 ans et plus vivaient avec une artériopathie des membres inférieurs dans le monde en 2015, dont près de trois sur quatre dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. The Lancet Global Health, 2019
20 à 59 %
Des patients dont la maladie est prouvée ne ressentent aucune douleur de jambe : la marche se réduit sans que l'on fasse le lien. AHA / ACC, 2024
32,4 %
Chez 370 patients marocains à haut risque cardiovasculaire dépistés au CHU de Marrakech, l'index de pression systolique a trouvé une artériopathie, silencieuse dans 77,5 % des cas. Journal des Maladies Vasculaires, 2016
+120 m
De distance de marche maximale gagnée grâce à un programme de marche encadré, sans aucune opération. Cochrane, 2017

Une artère bouchée dans la jambe, qu'est-ce que c'est

Les artères des jambes partent de l'aorte, se divisent au niveau du bassin, passent dans l'aine, derrière le genou, puis vers le pied. Dans 90 à 95 % des cas, ce qui les obstrue est une plaque de cholestérol qui s'est déposée sur la paroi, exactement comme dans les artères du cœur. Le sang passe encore au repos, mais plus assez quand le muscle en réclame davantage, à la marche. D'où cette douleur qui apparaît à l'effort et disparaît dès que l'on s'arrête.

Quatre facteurs pèsent le plus lourd. Le tabac d'abord : chez le fumeur, le risque de développer la maladie est multiplié par près de trois dans les pays à revenu élevé. Le diabète ensuite, qui multiplie le risque par sept selon l'Assurance Maladie, et surtout celui d'amputation. Puis l'hypertension, qui multiplie le risque par 2,5, et l'excès de cholestérol. Au Maroc, l'enquête nationale STEPS du ministère de la Santé montre l'ampleur du terrain : 29,3 % des adultes ont une tension élevée, 10,6 % un diabète, et 23,4 % des hommes fument.

Le signe qui doit alerter : la douleur du mollet à la marche

La claudication intermittente a des caractéristiques précises, qui la distinguent d'une douleur de dos ou d'articulation :

  • Elle apparaît à la marche, souvent plus vite en montée ou en marchant vite, jamais au repos.
  • Elle touche le mollet le plus souvent, parfois la cuisse ou la fesse selon l'artère en cause.
  • Elle disparaît à l'arrêt en moins de dix minutes, généralement en une à trois minutes.
  • Elle revient à peu près à la même distance, ce que le médecin appelle le périmètre de marche.

D'autres signes accompagnent souvent le tableau, et passent facilement pour des effets de l'âge : peau brillante et sèche, chute des poils sur la jambe, ongles qui s'épaississent, pied froid, cicatrisation lente d'une petite plaie, parfois des troubles de l'érection. Et il faut retenir un point contre-intuitif : entre 20 et 59 % des patients dont la maladie est prouvée n'ont aucune douleur. Beaucoup ont simplement, sans le dire, réduit leur marche.

Quand la maladie s'aggrave : douleur au repos et plaie qui ne guérit pas

Un stade plus sévère existe, appelé ischémie critique. Il se manifeste par une douleur du pied à type de brûlure, la nuit, qui oblige à laisser la jambe pendante hors du lit pour être soulagé, puis par une plaie qui ne cicatrise pas ou une gangrène d'un orteil. L'Assurance Maladie retient qu'une telle douleur qui persiste plus de quinze jours témoigne d'une aggravation. Ce stade n'est pas une fatalité de la claudication : il concerne une minorité des patients, mais c'est lui qui menace réellement le membre, et il justifie un avis rapide.

Six signes qui imposent d'appeler les secours

Une artère de jambe peut aussi se boucher brutalement, par un caillot. La médecine anglo-saxonne résume les signes par six mots commençant par P, faciles à retenir :

  • Douleur brutale et intense de la jambe (pain).
  • Pâleur de la peau (pallor).
  • Absence de pouls (pulselessness).
  • Froideur du membre (poikilothermia).
  • Fourmillements ou perte de sensibilité (paresthesia).
  • Impossibilité de bouger le pied (paralysis).

Devant ce tableau, chaque heure compte pour sauver la jambe : la Haute Autorité de Santé précise qu'aucun examen ne doit retarder la prise en charge. Appelez sans attendre le 141 (SAMU) ou le 15 (Protection civile).

Écho-doppler d'une jambe, sonde linéaire posée sur le mollet
Image d'illustration

Le diagnostic tient dans un brassard de tension

L'examen de référence est simple, indolore et sans rayons : l'index de pression systolique. On mesure la pression à la cheville et au bras, puis on divise. Les repères sont les mêmes partout :

  • Inférieur ou égal à 0,90 : le diagnostic d'artériopathie est posé.
  • Entre 1,00 et 1,40 : normal.
  • Supérieur à 1,40 : artères incompressibles, fréquentes chez les diabétiques et les insuffisants rénaux. On mesure alors la pression au gros orteil.

L'examen prend jusqu'à une heure et ne comporte ni piqûre ni effet indésirable. S'il est anormal, un écho-doppler artériel localise et mesure les rétrécissements. Un angioscanner ou une angio-IRM ne viennent qu'ensuite, quand un geste est envisagé.

Pourquoi une artère de jambe parle aussi de votre cœur

C'est le point que les patients découvrent souvent en consultation : une artère bouchée dans la jambe est un signal sur l'ensemble du réseau artériel. Dans le registre international REACH, qui a suivi plus de 68 000 patients dans 44 pays, 5,35 % de ceux qui avaient une artériopathie des jambes ont fait un infarctus, un accident vasculaire cérébral ou sont décédés d'une cause cardiovasculaire en un an seulement. En comptant les hospitalisations pour un événement artériel, ce chiffre monte à 21,14 %. Et jusqu'à 45 % des patients ayant une maladie artérielle connue ont plusieurs territoires atteints.

C'est pourquoi les recommandations européennes de 2024 demandent d'examiner tout le réseau, cœur et carotides compris, chez ces patients. Un écho-doppler des carotides fait souvent partie de ce bilan.

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Le traitement qui marche avant tout : la marche

La première surprise, pour beaucoup, est que le traitement de référence de la gêne à la marche est la marche elle-même, encadrée. Les recommandations européennes de 2024 la classent au plus haut niveau de preuve : trois séances de 30 minutes par semaine pendant au moins trois mois, de préférence supervisées. Le NHS britannique parle de deux heures par semaine pendant trois mois, la Haute Autorité de Santé de trois séances d'une heure. Le principe est toujours le même : marcher jusqu'à la douleur, s'arrêter, repartir.

Le bénéfice a été mesuré. Une revue Cochrane de 32 essais et 1 835 participants retrouve, par rapport à l'absence d'exercice, 82 mètres gagnés avant l'apparition de la douleur et 120 mètres sur la distance maximale de marche, avec un effet maintenu jusqu'à deux ans. L'index de pression systolique, lui, ne change pas : ce sont les muscles et la circulation de suppléance qui s'adaptent.

L'arrêt du tabac vient au même niveau. Selon la Cleveland Clinic, sur cent personnes qui arrêtent de fumer après le diagnostic, environ 86 sont encore en vie cinq ans plus tard, contre 69 chez celles qui continuent.

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Les médicaments qui protègent la jambe et le reste

Le traitement médical ne vise pas seulement la jambe, il vise l'infarctus et l'accident vasculaire cérébral. Il repose sur un antiagrégant plaquettaire, aspirine à faible dose ou clopidogrel, et sur une statine avec un objectif exigeant, un LDL cholestérol inférieur à 0,55 g/l et réduit d'au moins la moitié. S'y ajoutent le contrôle de la tension, avec une cible de 120 à 129 mmHg de systolique chez la plupart des patients, et celui du diabète.

Chez les patients à haut risque et sans risque hémorragique particulier, l'association d'une petite dose d'anticoagulant, le rivaroxaban 2,5 mg deux fois par jour, à l'aspirine réduit les accidents cardiovasculaires. Dans l'essai COMPASS, sur 7 470 patients, ils sont survenus chez 5 % des patients sous association contre 7 % sous aspirine seule, et les accidents graves touchant le membre ont été réduits de moitié, au prix d'un peu plus de saignements. Cette décision se prend au cas par cas avec votre médecin.

Bureau de consultation : dossier fermé, carnet et stéthoscope entre les mains du médecin et du patient
Image d'illustration

Stent ou pontage : quand l'opération se discute

Pour une gêne à la marche, l'opération n'est pas le premier réflexe. La Haute Autorité de Santé réserve la revascularisation aux claudications qui restent invalidantes après au moins trois mois de traitement médical bien conduit. Les recommandations américaines de 2024 sont plus nettes encore : elles déconseillent d'opérer un patient qui répond bien au traitement médical, et de le faire dans le seul but de freiner la maladie. En revanche, en cas d'ischémie critique, la revascularisation devient urgente pour sauver le membre.

Quand un geste est décidé, deux voies existent. La voie endovasculaire, par un petit cathéter, dilate l'artère au ballon et y pose parfois un stent : c'est le traitement efficace des lésions du bassin et de la cuisse, souvent en hospitalisation de jour. Son point faible est la récidive du rétrécissement, qui concerne environ 30 % des cas dans les trois à douze mois. La chirurgie, elle, contourne l'obstacle par un pontage, comme pour les artères du cœur, avec une veine du patient ou une prothèse.

Deux grands essais récents sont souvent cités, et il faut préciser d'emblée qu'ils ne portent pas sur la simple gêne à la marche : ils ont été menés au stade d'ischémie critique, quand le membre est menacé. Leurs conclusions diffèrent. BEST-CLI, publié en 2022 sur 1 830 patients, montre qu'en présence d'une bonne veine saphène, la chirurgie fait mieux que l'endovasculaire : 42,6 % d'événements majeurs ou de décès contre 57,4 %. BASIL-2, publié en 2023 sur des lésions situées sous le genou chez des patients plus fragiles, va dans l'autre sens et favorise l'endovasculaire en première intention. Ces résultats ne se transposent donc pas à une claudication.

Le choix du greffon relève, lui, d'autres travaux. Quand un pontage vers l'artère poplitée est décidé, les recommandations américaines de 2024 privilégient une veine du patient plutôt qu'une prothèse, à leur plus haut niveau de recommandation.

Le pontage de jambe en pratique

Les feuillets d'information des hôpitaux britanniques donnent des repères concrets, utiles pour organiser sa vie autour de l'intervention :

  • L'hospitalisation dure de trois à sept jours selon les équipes, avec un lever au fauteuil dès le lendemain.
  • La jambe opérée gonfle, et ce gonflement dure en général deux à trois mois. Des zones d'engourdissement autour de la cicatrice sont fréquentes et régressent le plus souvent.
  • La conduite redevient possible quand un freinage d'urgence est sûr, en général deux à quatre semaines après l'opération. Le retour au travail se situe entre six et douze semaines selon le métier.
  • Un antiagrégant est prescrit à la sortie, et se poursuit au long cours pour éviter que le pontage se bouche.
  • La surveillance se fait par écho-doppler, dans les un à trois mois, puis à six et douze mois, puis tous les ans : l'objectif est de repérer un rétrécissement avant qu'il ne bouche le pontage.
  • Marcher n'abîme ni le pontage ni la cicatrice.

Comme toute chirurgie artérielle, elle comporte des risques, que l'équipe chirurgicale chiffre pour chaque patient selon son cœur, ses poumons et ses reins. L'infection de la prothèse est rare, de l'ordre de 1 cas sur 500, mais sérieuse. La complication la plus fréquente reste l'obstruction du pontage, qui impose souvent une reprise. Après l'intervention, une douleur brutale, un pied froid ou un engourdissement nouveau imposent de contacter immédiatement l'équipe soignante.

Lorsque l'obstruction siège sur l'aorte et les artères du bassin, le geste est un pontage aorto-bifémoral. La Cleveland Clinic indique une intervention de deux à six heures, quatre à sept jours d'hospitalisation, un retour aux activités normales en quatre à six semaines et une récupération complète en deux à trois mois. Entre 80 et 95 % de ces pontages améliorent encore la circulation cinq ans plus tard, et 74 à 86 % à dix ans.

Le Dr Tber, chirurgien cardio-vasculaire à Tanger, prend en charge ces situations avec son équipe à la Clinique Riad Marshan, de l'évaluation en consultation au geste chirurgical lorsqu'il devient nécessaire.

Le risque d'amputation, sans dramatiser

C'est la peur qui domine dès que l'on parle d'artères des jambes, et elle mérite une réponse mesurée. Pour une simple gêne à la marche, l'évolution vers un stade grave n'a rien d'automatique : les recommandations internationales rappellent qu'elle n'est pas prévisible et que la plupart des patients se stabilisent avec le traitement médical. Le risque se concentre au stade d'ischémie critique, où le taux d'amputation majeure à un an atteint jusqu'à 30 %, et jusqu'à 35 % en cas de plaie ou de gangrène, contre moins de 10 % quand il n'y a qu'une douleur de repos. Le diabète multiplie ce risque, avec un rapport de risque d'amputation de 5,5 dans les données américaines de 2024.

Deux conclusions pratiques en découlent. La première : une plaie du pied qui ne guérit pas, chez un diabétique ou un fumeur, n'est jamais banale. La seconde : les recommandations françaises insistent sur la conservation du genou chaque fois qu'elle est possible, car elle change complètement la reprise de la marche.

Protéger ses pieds, surtout quand on est diabétique

Les recommandations américaines de 2024 placent le soin des pieds au plus haut niveau : apprendre à les inspecter soi-même, les faire examiner à chaque consultation, et au moins une fois par an de façon complète, porter des chaussures adaptées en cas de risque élevé. S'y ajoutent les mesures qui protègent toutes les artères : arrêt du tabac, alimentation de type méditerranéen riche en légumineuses et en fibres, contrôle du diabète, de la tension et du cholestérol, et marche quotidienne.

Sur la fréquence de cette maladie au Maroc, les sources consultées ne permettent pas d'établir une estimation nationale représentative. Le seul travail local retrouvé, mené au CHU Mohammed VI de Marrakech chez 370 patients à haut risque cardiovasculaire, a dépisté une artériopathie chez 32,4 % d'entre eux, silencieuse dans plus de trois cas sur quatre. C'est un bon argument pour mesurer l'index de pression systolique lors d'un bilan, quand on cumule âge, diabète, tension et tabac, même sans aucune douleur.

Questions fréquentes

Comment savoir si une artère de ma jambe est bouchée ?
Le signe le plus parlant est une douleur du mollet, de la cuisse ou de la fesse qui apparaît à la marche, toujours à peu près après la même distance, et qui disparaît en une à trois minutes d'arrêt, jamais au repos. Le diagnostic repose sur un examen clinique et des mesures de pression, complétés si nécessaire par un écho-doppler : le médecin compare les pouls des deux jambes et mesure l'index de pression systolique, un rapport entre la pression à la cheville et celle du bras. Un résultat inférieur ou égal à 0,90 pose le diagnostic. La mesure se fait avec un brassard, sans piqûre ni rayons.
La douleur du mollet à la marche vient-elle toujours des artères ?
Non. Un problème de dos, un nerf comprimé, une arthrose de hanche ou un souci veineux donnent aussi des douleurs à la marche. Ce qui oriente vers l'artère, c'est la régularité : même distance, même endroit, soulagement rapide à l'arrêt, puis retour dès que l'on repart. Seul un examen clinique avec mesure des pressions permet de trancher.
Faut-il opérer une artère bouchée dans la jambe ?
Pas d'emblée. En France, la Haute Autorité de Santé réserve la revascularisation aux gênes qui restent invalidantes après au moins trois mois de traitement médical bien conduit, marche encadrée comprise. Les recommandations américaines de 2024 déconseillent même d'opérer quand le traitement médical fonctionne. La situation change en cas de douleurs au repos, de plaie qui ne cicatrise pas ou de gangrène : là, il faut rétablir la circulation sans attendre.
Stent ou pontage, qu'est-ce qui est le mieux ?
Cela dépend de l'artère atteinte, de la longueur de l'obstruction, de votre état général et de la qualité de vos veines. Les deux grands essais récents ne disent pas la même chose : BEST-CLI a montré un avantage au pontage quand une bonne veine saphène est disponible, tandis que BASIL-2, chez des patients plus fragiles avec des lésions sous le genou, a plutôt favorisé le traitement endovasculaire en première intention. Quand un pontage est décidé, une veine du patient donne de meilleurs résultats à cinq ans qu'une prothèse.
Combien de temps dure la convalescence après un pontage de la jambe ?
Les équipes hospitalières annoncent trois à sept jours d'hospitalisation selon les centres, un lever dès le lendemain et les premiers pas les jours suivants. La jambe opérée reste gonflée environ deux à trois mois, ce qui est normal. La conduite redevient possible en général deux à quatre semaines après l'intervention, quand le freinage d'urgence est sûr, et le retour au travail se situe entre six et douze semaines selon le métier. Marcher n'abîme pas le pontage.
Est-ce que je risque l'amputation ?
Une claudication isolée ne signifie pas qu'une amputation est nécessaire. Le risque dépend du stade de la maladie. Il concerne le stade d'ischémie critique, avec douleurs au repos ou plaie qui ne guérit pas, où le taux d'amputation à un an atteint jusqu'à 30 %. C'est justement pour éviter d'en arriver là qu'une plaie du pied qui traîne ou une douleur nocturne doit amener à consulter vite.
Une artère bouchée dans la jambe veut-elle dire que mon cœur est malade ?
Elle en augmente fortement la probabilité, car il s'agit de la même maladie des artères. Dans le registre international REACH, 5,35 % des patients ayant une artériopathie des jambes ont fait un infarctus, un accident vasculaire cérébral ou sont décédés d'une cause cardiovasculaire en un an. Les recommandations européennes de 2024 demandent donc d'examiner l'ensemble de la circulation, cœur et carotides compris, et pas seulement la jambe.

Sources et références

Ressources externes, pour la plupart en anglais, ouvertes dans un nouvel onglet.

  1. Artériopathie oblitérante des membres inférieurs : définition, causes, symptômes et traitement Assurance Maladie (ameli.fr)
  2. Prise en charge de l'artériopathie chronique oblitérante athéroscléreuse des membres inférieurs Haute Autorité de Santé
  3. Guideline for the Management of Lower Extremity Peripheral Artery Disease, 2024 American Heart Association / American College of Cardiology
  4. Global, regional, and national prevalence and risk factors for peripheral artery disease The Lancet Global Health, 2019
  5. Dépistage de l'AOMI par l'index de pression systolique chez des patients marocains à haut risque Journal des Maladies Vasculaires, CHU Mohammed VI de Marrakech, 2016
  6. Exercise for intermittent claudication (revue systématique) Cochrane, 2017
  7. Rivaroxaban à faible dose dans l'artériopathie périphérique (COMPASS) The Lancet, 2018
  8. Chirurgie ou traitement endovasculaire en ischémie critique (BEST-CLI) New England Journal of Medicine, 2022
  9. Pontage veineux ou traitement endovasculaire en première intention (BASIL-2) The Lancet, 2023
  10. Leg artery bypass (fem-pop bypass), information patient University Hospital Southampton NHS
  11. Peripheral arterial disease (PAD) NHS
  12. Aortobifemoral bypass Cleveland Clinic

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